Francazal : point au 23 mai 2010

dimanche 23 mai 2010

Depuis l’annonce de la fermeture de la base militaire aérienne de Francazal en juillet 2008, 2 cabinets d’étude (Devillers /DTZ et Deloitte/Sétec) ont été chargé d’étudier les scénarios de reconversion du site, l’un privilégiant le maintien d’une activité aéronautique, l’autre la transformation en zone de logements et d’activités.

Un comité de pilotage a été constitué autour du Préfet composé des élus des collectivités concernées et des représentants du ministère de la Défense et s’est réuni 7 fois.

Le 20 avril dernier, après plusieurs reports, ce comité s’est réuni et a décidé...de donner un délai d’étude supplémentaire du projet aéronautique pour une décision à prendre avant la fin 2010 !

Pourquoi ces reports ? Y a-t-il déjà un choix opéré qui ne s’affirme pas franchement ?

Sur les éléments communiqués on peut en tout cas noter que le projet alternatif à l’activité aérienne n’a jamais été diffusé , ni en détail ni en résumé.

En revanche le dossier sur le projet de maintien d’activité aéronautique est alimenté régulièrement et repris par les organes de presse.

Le communiqué de la préfecture du 20 avril souligne « l’intérêt économique que peut représenter pour l’agglomération de Toulouse le maintien de la piste de Francazal ».

L’option aéronautique reste donc privilégiée par ce comité de pilotage malgré l’opposition des riverains à qui l’accès a été refusé (En janvier le Préfet a répondu à la demande de participation de Saint-Simon-Environnement : "Consultez vos élus" ! ).

Notre crainte est que le projet alternatif soit déjà mort !

Pourtant en réunion publique (présentation du SCOT) le 17 mai le maire de Toulouse a exprimé son opposition à un 2ème aéroport Toulousain.

Il nous paraît important que les élus des communes concernées consultent la population et en profitent pour élargir la réflexion en utilisant les moyens mis en place par le grand Toulouse au sein de la « Fabrique Urbaine ».

Des réflexions sont à mener dans plusieurs directions : permettre aux futurs salariés d’habiter prés de leur lieu de travail, créer un « pôle d’activité vert », développer les transports publics, les déplacements, créer des équipements publics autour de ce nouveau centre d’activité.

Notre récent sondage (voir fichier ci-dessous) à Saint Simon a montré que ce genre d’activité trouvait un écho favorable dans la population.

Soucieux de la qualité de vie des habitants du quartier de Saint Simon et des riverains du site de Francazal, nous nous sommes positionnés contre le maintien d’une activité aérienne sur le site, et nous soutenons le « Collectif Francazal ».

L’association propose de créer un « pôle d’activité vert » zone pilote innovante et respectueuse de l’environnement en lieu et place du maintien en activité de la piste.

Nous maintenons le cap !


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