Incinérateur de Monlong : Commision de suivi 2016

mardi 10 janvier 2017

Commission de Suivi du 14 octobre 2016.

Comme tous les ans, l’Association était présente à la CCS (Commission de Suivi de Site) de la SETMI (Société d’Exploitation Thermique du Mirail) qui s’est tenue sur le site de l’usine le 14 octobre 2016.

Le but de cette réunion est d’examiner le fonctionnement de l’incinérateur pendant l’année précédant celle de la Commission, c’est-à-dire 2015 en l’occurrence. Y participent, outre les associations représentant les riverains, les « officiels » c’est-à-dire la préfecture, la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), les maires concernés, le Département et, bien entendu les responsables de la SETMI ainsi que les représentants du personnel d’exploitation. Depuis qu’a été créée la Métropole de Toulouse, c’est un syndicat composé des communes de cette communauté, appelée DECOSET, qui gère le fonctionnement de l’incinérateur sous la forme d’un marché de délégation du service public. Le ramassage des ordures ménagères restant une responsabilité communale.

La capacité maximale de l’usine est de brûler 330 000 tonnes d’ordures par an. On constate depuis quelques années un tonnage de 265 000 à 280 000 tonnes effectivement traitées, dont en 2015, 160 000 tonnes d’ordures ménagères de Toulouse, 50 000 tonnes des autres communes DECOSET et le reste en déchets industriels et sanitaires. La combustion ne fait pas disparaitre les ordures mais les transforme en déchets solides (dont les mâchefers), liquides (eaux de lavage) ou gazeux, ces derniers évacués par la grande cheminée blanche et rouge, visible de loin dans tout le voisinage.

Les habitants de Saint Simon sont, dans leur majorité, inquiets de la fumée qui se répand dans le ciel du quartier. Ce qu’on en sait, c’est qu’elle est composée surtout de vapeur d’eau contenant des impuretés dont la composition est surveillée en continu par l’usine même, au niveau de la cheminée. Il s’agit, entre autres, de poussières, d’oxydes de souffre, d’oxydes d’azote, d’oxydes de carbone et de dioxines. Le niveau d’émission de ces polluants est règlementé et placé sous le contrôle de la DREAL. Pour 2015, les valeurs déclarées sont toutes très inférieures aux maxima autorisés sauf les oxydes d’azote qui restent assez élevées bien que dans les limites.

On peut avoir des informations plus récentes (2016) sur ces éléments, sur le site de la SETMI : http://www.uve-setmi.info/index.php.... Autour de l’usine, la surveillance est assurée par l’ORAMIP (Observatoire Régional de l’Atmosphère en Midi-Pyrénées). Une question reste en suspend, celles des nanoparticules qui sont de plus en plus présentes dans les déchets qui passent à travers les fours et dont personne ne peut dire si elles sont toujours présentes après ce traitement. Il ne faudrait pas faire comme pour les dioxines qui ont été disséminées sans précaution avant les années 2000 à 2004. L’association insiste chaque fois pour qu’une réponse soit apportée par les personnes compétentes, en vain jusqu’à présent.

Les riverains très proches de l’usine se plaignent régulièrement de nuisances telles que le bruit, les odeurs ou des poussières qui s’échappent plus ou moins épisodiquement du site. Le contact avec les responsables de la SETMI se fait bien et ceux-ci s’efforcent de résoudre au mieux ces problèmes lorsqu’ils apparaissent et cherchent à mettre en place des solutions pérennes.

La chaleur produite par la combustion est utilisée, sous forme de vapeur ou d’eau chaude, pour le chauffage de plusieurs quartiers de Toulouse sous la responsabilité de la société Eneriance Initialement limité au quartier du Mirail, le réseau a été étendu vers l’Oncopole. Il est actuellement mis en place dans le quartier de la Cartoucherie et il est prévu de le développer vers les nouveaux quartiers de Montaudran. On en attend une nette amélioration du rendement énergétique global qui est actuellement de l’ordre de 42 % pour atteindre 60% et obtenir ainsi le label d’ « Unité de Valorisation Energétique ».


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