Incinérateur de Monlong : Commission de suivi

samedi 19 février 2011

La Commission de Suivi de Site (CSS, ex-CLIS) de l’incinérateur de Monlong, s’est tenue le 25/01/2011 avec plusieurs mois de retard.

Cette commission d’information se réunit chaque année pour examiner le rapport d’activité de l’année précédente. Les documents fournis ce 25/01/2011 sont ceux de 2009.

Déchets réceptionnés. : 2009 Faisant suite à la mairie de Toulouse. DECOSET effectuait là sa première année de gestion de l’incinération des ordures ménagères de la ville.

On aurait pu craindre un accroissement des apports d’autres communes, il n’en est rien.

Mouillone a été remplacée par le Muretain et La Saudrune mais le total des ordures ménagères a diminué en 2009 par rapport à 2008.

La mairie de Tournefeuille a demandé à partir de quelle date cette ville pourrait bénéficier de l’incinérateur : il lui a été répondu qu’une étude était en cours pour Colomiers et que ces études étaient difficiles et longues à cause des contrats antérieurs qui engagent les communautés jusqu’en 2021 ou 2023 .

Par contre, on constate une importante augmentation des Déchets Industriels Banaux (DIB) :

22 714 t en 2007

37 298 t en 2008

46 104 t en 2009, soit plus d’un doublement en 2 ans.

Finalement, le tonnage total réceptionné est supérieur à celui des années précédentes :

274 560 t

soit 1,22 % de plus qu’en 2008

(pour une capacité théorique maximale de 333 000 t)

Valorisation énergétique. Toutes nos instances se félicitent de l’utilisation des déchets et du bénéfice énergétique obtenu.

Soulignons toutefois que le ratio global de valorisation est faible :

38% en terme de rendement.

En effet, la principale production est celle du chauffage urbain. Alors que les tonnages incinérés sont relativement constants au cours de l’année, les besoins en chauffage urbain sont très variables entre l’hiver et l’été.

L’eau chaude produite pour le chauffage entre Mai et Octobre est tout simplement perdue !

En été, il conviendrait d’augmenter la production électrique pour la revendre à l’extérieur.

Rejets liquides et gazeux. Bien que les normes préfectorales soient respectées, on observe une augmentation relative de plusieurs polluants entre 2008 et 2009, tant en ce qui concerne les rejets liquides que gazeux (pour ces derniers surtout ceux en auto surveillance).

Cette augmentation est-elle due au vieillissement des équipements de filtrage et d’épuration ou bien à la nature des déchets incinérés ?

Aucune réponse précise n’a été donnée. En effet, les DIB étant en augmentation, leur composition peut intervenir dans les résultats.

On constate que ces déchets industriels ne sont ni triés ni analysés et qu’ils sont composées de beaucoup de bois et assimilés ayant eu des traitements divers (peinture, vernis, etc…).

A suivre lors des prochaines réunions.

Par ailleurs aucune explication n’a été fournie sur les rejets de la ligne 3 qui sont supérieurs aux autres fours.

La question de l’augmentation des poussières relevées dans les stations ORAMIP a été soulevée, mais la cause en est inconnue et difficile à attribuer à l’incinérateur.

Un habitant de Lafourguette a demandé des mesures ORAMIP à l’intérieur de son quartier : On lui a promis d’étudier sa demande ! ?

Pas de problème particulier pour les Dioxines & Furanes. Il est toutefois prévu de mettre en service une surveillance semi-continue de ces rejets (annonce déjà faite lors d’une réunion précédente, voir l’article de la présentation générale de l’incinérateur sur le site de Saint Simon Environnement).

Divers. De manière générale, il semble qu’il n’y ait plus de plainte de proches riverains concernant les bruits ou les odeurs.

Concernant le chauffage du Cancéropole, il a été annoncé que cela n’augmenterait pas les tonnages incinérés.

Conclusion En fin de réunion, le Directeur Général de la SETMI, Mr Rezeau a fait un plaidoyer pour les incinérateurs les présentant comme le meilleur moyen d’éliminer les déchets.

Pour notre association l’incinération n’est pas la solution idéale, même si elle est efficace.

En effet l’incinération génère des rejets dans l’environnement en particulier le CO² et les NOx - dont la concentration est quelquefois proche du seuil autorisé - et produit des déchets (25% de ce qui est réceptionné.

La valorisation n’est qu’un sous produit de l’incinération,

L’objectif devrait d’abord être de réduire la quantité de déchets produite par habitant. Une des pistes serait de mettre en place, pour tout le Grand Toulouse, un système de compostage des déchets ménagers.

Les mesures des rejets gazeux pour l’année 2010 sont conformes et respectent l’arrêté préfectoral. Ces données sont disponibles sur le site internet de la SETMI.

Lien avec le site de la SETMI


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