Incinérateur de Monlong : Commision de suivi 2011

mardi 25 octobre 2011

La Commission de Suivi de Site (CSS, ex-CLIS) de l’incinérateur, s’est tenue le 23/09/2011 afin d’examiner le rapport d’activité 2010

Déchets réceptionnés. :

Ordures ménagères :

2009 : 274560 tonnes

2010 : 268851 tonnes

(pour une capacité théorique maximale de 333 000 t)

Le tonnage à la baisse des OM par rapport à 2009 ( -2,08%) s’explique par l’arrêt technique de l’été (- 1000 tonnes) et par la grève (-4500 tonnes). Les OM non traitées ont été détournées vers d’autres sites, incinérateur ou décharges ( Montech par exemple).

Déchets Industriels Banaux (DIB) :

2009 : 46104 tonnes

2010 : 35517 tonnes

Valorisation énergétique.

La principale production énergétique est celle du chauffage urbain. La valorisation est de 39% en 2010 ( l’impact du cancèropole n’est pas encore chiffrée). Selon le Directeur, le rendement pourrait être amélioré par le changement de la chaudière et pourrait alors atteindre les 60%, mais il n’y a aucun projet dans ce sens.

La situation est la même que celle constatée l’an dernier. Entre mai et octobre l’eau chaude produite est tout simplement perdue car les équipements actuels ne permettent pas d’utiliser cet excédent de chaleur pour produire de l’électricité pendant la période estivale.

Rejets gazeux. Les normes préfectorales soient respectées pour la plupart des polluants mais on observe , une valeur assez proche de la limite supérieure pour les oxydes d’azote (NOx).

Les 200 T de NOx rejetés annuellement par l’incinérateur représentent 4% de ceux générés par les véhicules circulant sur les 32 kms du périphérique et 60 % des rejets industriels. Le plan de protection de l’atmosphère de l’agglomération Toulousaine ( PPAAT) piloté par la DREAL n’a pas ciblé comme action une réduction des rejets de la SETMI. En conséquence les responsables ont décidé de ne pas s’engager dans une réduction des NOX car le montant estimé est de 40 M euros. La valeur limite de 200ng/m3 est une valeur haute qui pourrait être changé si les élus le décidaient (Par exemple à Paris le seuil haut est à 80ng/m3). Les valeurs moyennes relevées pour la Setmi se situent autour de 150ng/m3, assez proche du seuil maximum.

Pour notre association, une réduction des quantités incinérées conduirait à une diminution des quantités de NOx rejetées. A suivre...

Pas de problème particulier pour les Dioxines & Furanes. Un suivi des mesures mené sur des lichens depuis 5 ans montre que l’impact de la SETMI est faible voire très faible sur les apports en dioxine et furane par rapport au bruit de fond. Les résultats des mesures sont cohérents sur les 5 points de prélèvement situés autour de l’usine. La valeur maximale relevée se situe à 4 alors que le seuil haut est de 20. De plus la SETMI par rapport aux autre incinérateurs est un des sites qui rejette le moins. Néanmoins un analyseur en continue sera installé sur les fumées. Pas de date.

Détection des nanoparticules Notre association a demandé la réalisation de mesures de nanoparticules dans les fumées. Dans le débat qui a suivi, il s’avère que la DREAL ne peut pas exiger ce type de mesures. Par contre l’exploitant peut décider de les réaliser. Le Directeur général de la SETMI a pris note de notre demande mais ne s’engage pas. A suivre...

Rejets liquides. La recherche des substances dangereuses pour le milieu aquatique (RSDE) qui a fait l’objet d’un arrêté préfectoral en 2009 a été mise en œuvre. Les prélèvements et analyses ont été réalisés en 2010. Le rapport est en cours de rédaction. Nous devrions pouvoir en prendre connaissance à la prochaine CSS.

Odeurs. Une main courante concernant les appels téléphoniques pour signaler des anomalies telles que odeur, présence de poussière a été mise en place par la SETMI. 90% des appels proviennent de la même personne qui se plaint d’un dépôt important de poussières. L’analyse de ces poussières montre que la typologie provient de la pollution automobile.

Notre association demande à tous les riverains de signaler à la SETMI la présence d’odeurs suspectes dans le quartier et de nous en faire part (stsimon.env@wanadoo.fr)

BIO DECONDITIONNEUR : Il s’agit d’installer sur le site de la SETMI, une unité de déconditionnement des emballages contenant des produits périmés (Yaourt, viande, plats cuisinés…), puis de les broyer. L’extrait liquide serait ensuite acheminé vers une autre unité de traitement des matières organiques. La collecte de ces emballages serait réalisée auprès des super et Hypermarché. L’étude porte dans un premier temps sur une quantité de 6000 T/an. Le projet en est au stade de l’étude et du chiffrage. Le permis de construire a été accordé pour le bâtiment susceptible d’abriter ce bio déconditionneur.

Conclusion

Pour notre association l’incinération n’est pas la solution idéale, même si elle est efficace.

En effet l’incinération génère des rejets dans l’environnement en particulier le CO² et les NOx - dont la concentration est quelquefois proche du seuil autorisé - et produit des déchets (25% de ce qui est réceptionné.

La valorisation n’est qu’un sous produit de l’incinération,

L’objectif devrait d’abord être de réduire la quantité de déchets produite par habitant. Une des pistes serait de mettre en place, pour tout le Grand Toulouse, un système de compostage des déchets ménagers.

Les mesures des rejets gazeux pour l’année 2010 sont conformes et respectent l’arrêté préfectoral. Ces données sont disponibles sur le site internet de la SETMI.

Lien avec le site de la SETMI

MESSAGE AUX RIVERAINS DE L’INCINERATEUR

 En cas d’anomalie concernant le bruit ou les odeurs, nous vous invitons à nous en informer en répondant à ce message ou en envoyant la fiche ci-jointe.


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