Sommet de Copenhague décembre 2009

samedi 21 novembre 2009

Nous voilà à la veille du sommet mondial sur le climat à Copenhague (du 7 au 18 décembre). Le matraquage médiatique ne vous aura sûrement pas épargnés, ne serait-ce que par la taxe carbone. Le traité qui doit y être signé pour poursuivre celui de Kyoto en 1997 soulève de nombreuses polémiques. Car les questions tournent autour de gros sous.

Extrait de La RevueDurable (N° 35 page 38) « Depuis 2 ans, les délégués de 192 pays triment pour mettre sous toit un accord qui engagerait presque toutes les économies de la planète à réduire leurs émissions de carbone. S’ils y parviennent, ce sera le traité international le plus décisif pour la paix et le bien-être de l’humanité conclu depuis la création de l’Organisation des Nations Unies. » Scientifiques (GIEC), gouvernements et ONG confrontent leurs points de vues, un peu comme le Grenelle de l’environnement.

Actuellement (tableau extrait de LaRevueDurable (N° 35 page 41) :

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Bilan des réductions des émissions affichées par les pays
Objectifs et engagements actuels (tableau extrait de LaRevueDurable (N° 35 page 41), source Rogelj et coll.

Parmi les nombreuses informations que nous collectons sur ce prochain sommet mondial, nous vous proposons un autre extrait d’un communiqué de FNE (France Nature Environnement) datant du vendredi 30 octobre : « Après d’âpres négociations engagées hier soir et achevées ce matin, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Européenne, réunis à Bruxelles, sont arrivés à une position commune pour Copenhague. Selon les termes du Premier ministre suédois, l’Europe se dote ainsi d’un « mandat fort » pour les négociations à venir et encourage les autres pays à la suivre. Réaction de FNE. Le financement de l’aide à la lutte contre le changement climatique est l’un des principaux enjeux des négociations internationales en cours. Deux questions étaient posées : celle du montant global de cette aide, et celle de la contribution de l’Europe à celle-ci. Les Chefs d’Etat et de gouvernement ont bien répondu à la première, pas à la seconde. L’Union Européenne s’est en effet accordée sur les montants devant peser sur l’ensemble de la communauté internationale : le financement international de la lutte contre le changement climatique est estimé à 100 milliards d’euros par an d’ici 2020, et la part fournie par le financement international public (entendu, les Etats) est chiffrée entre 22 et 50 milliards d’euros par an. »

Quand nous vous distribuerons le bulletin, vous aurez entendu bien d’autres nouvelles sur la préparation des tractations.

Concrètement, comment Toulouse et le quartier Saint-Simon seront impactés ? Nous n’entendons rien de fort venant de la mairie. Le diagnostic du PCT (Plan Climat Territorial) serait en cours, mais sûrement son périmètre géographie et institutionnel complique la tâche : Toulouse ? ou la Communauté Urbaine ? Les deux points principaux du projet PCT, les transport et l’habitat (cf Capitole Info N° 179 de février 2009, page 33 ; Plan Climat Territorial exigent une vision large. Pour les habitants de Saint-Simon aussi ce qui se passe à Cugnaux, Plaisance-du-Touch, Tournefeuille et Villeneuve-Tolosane les impactent. Rien ne filtre actuellement.

Mais une nouvelle toulousaine parue sobrement dans la presse le vendredi 23 octobre permet d’espérer que la mairie pense environnement : inauguration de la première rue française équipée de lampadaires à système de détection de présence, rue Camille Soula (test du système depuis février 2009, relaté dans la dépêche le 21/02/09 )

Après Copenhague, les transports, les pistes cyclables, les VCSM et autres infrastructures routières pourraient obtenir un sérieux coup de pouce dans leurs composantes environnementales, mais aussi les aides à l’amélioration de l’habitat. Ce signal attendu peut en partie expliquer que les élus responsables envisagent de s’y adapter au mieux, et donc temporisent.

Concernant la délégation française et pour avoir de l’information « en temps réel », nous vous incitons à suivre sur internet et aux informations l’action des « traqueurs du climat » .

La réussite de ce sommet de Copenhague est essentielle pour la préservation de la planète. Ce n’est pas seulement une affaire entre les 192 états, c’est aussi un problème que chacun d’entre nous doit s’approprier. A chaque individu, chaque citoyen de trouver des solutions dans son quotidien pour réduire son empreinte écologique. Ne nous y trompons pas, à travers la maîtrise des émissions de carbone, se pose le problème majeur pour les générations futures de l’accès aux énergies fossiles. Notre civilisation moderne a consommé en deux siècles la moitié des réserves en hydrocarbure. Il faut que le monde change de cap. C’est tout l’enjeu de ce sommet !


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