Présentation du quartier de Saint Simon

dimanche 10 mai 2009

Carte de l’agglomération Toulousaine

Saint Simon est un quartier de Toulouse situé au sud-ouest de la ville.

Il est limité au nord par le boulevard Eisenhower, à l’est par la route de Seysses, au sud par le chemin de Tucaut et à l’ouest par le parc de La Ramée.

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Situation de Saint Simon
Carte de l’agglomération Toulousaine

SAINT- SIMON : UN PEU D’HISTOIRE

Saint-Simon a toujours été un quartier de Toulouse, même si certains de ses habitants, il y a plus d’un demi-siècle (c’était en 1941, sous le régime de Vichy), avaient souhaité qu’on en fît une commune. C’est aujourd’hui un quartier principalement résidentiel (environ 550 hectares), qui s’étend sur la basse terrasse de la Garonne, d’où la parfaite horizontalité du terrain. Son centre est constitué par la place de l’Église qu’entourent l’église elle-même, le bureau de Poste, la Mairie Annexe, la halte-garderie et divers commerces. Les deux axes principaux (chemin de Basso-Cambo et rue Règuelongue, prolongée par le chemin du Cimetière et le chemin Neuf) s’y croisent. Le quartier est divisé en plusieurs îlots par des rues généralement parallèles à ces deux axes. La plupart de ces rues empruntent souvent les tracés d’anciens chemins dont certains semblent remonter à une haute antiquité (chemin de Lestang, route de Saint-Simon).

Au nord et au sud, le quartier est limité respectivement par l’avenue Eisenhower et par le chemin de Tucaut, à l’est par le chemin de Lestang et la route de Seysses, à l’ouest par le bois de Larramet. Du point de vue de la superficie, le Saint-Simon d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec celui du XIXème siècle, qui s’étendait jusqu’au Mirail, mais que les constructions des nouveaux quartiers (Reynerie, Bellefontaine) amputèrent singulièrement au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Saint-Simon n’a guère de monuments anciens : ce qui semble avoir été à l’origine de Saint-Simon - le Château de Candie et la Vieille Église qui le jouxte, au pied de la terrasse, du côté du secteur industriel de Thibaut - ne font plus partie du quartier, et l’église actuelle ne date que de la fin du XVIIIème siècle. Mais il conserve encore, ici et là, les traces d’un passé plus récent :

- son parcellaire, constitué par d’étroites bandes de terrain perpendiculaires aux axes principaux et qui sont le souvenir du temps, pas si lointain, où Saint-Simon était un quartier de maraîchers, qui allaient livrer chaque matin leurs produits (légumes, fleurs et fruits) au marché Arnaud-Bernard ;

- des vignes, auxquelles convenait spécialement le sol truffé de galets, mais qui aujourd’hui sont de plus en plus rares : il y en a une par exemple sur le chemin du Prilloumé, non loin de son intersection avec la rue Règuelongue, une autre au n° 6 chemin de Licard, près de la villa "Goût de sueur ", etc. ;

- le canal de Saint-Martory - créé en 1875, précisément pour assurer l’irrigation des cultures maraîchères au sud-ouest de Toulouse, et dont une dérivation - depuis peu, trop sévèrement canalisée - longe le chemin Guilhermy ;

- des maisons de maître, naguère encore entourées de parcs aux arbres centenaires, souvenirs du temps où, au XIXème siècle et au début du XXème, les propriétés de la bourgeoisie toulousaine s’échelonnaient de Saint-Simon jusqu’à Frouzins ; le Château Sage (XVIIIème siècle), qui ouvre sur les rues Règuelongue et Antoine-Bayès, en est un exemple ; il y en a d’autres, plus ou moins imposantes, dispersées dans le quartier ;

- près du stade et des écoles, l’ancienne gare de Saint-Simon, aujourd’hui orpheline de la voie ferrée qui fut mise en service en 1905 et qui, suivant le tracé de l’actuel chemin du Prilloumé, se dirigeait vers Frouzins et, au-delà, jusqu’à Lombez.

En revanche, il ne reste plus rien des cités d’urgence de l’abbé Pierre, qui avaient été construites en 1954 sur le chemin du Cimetière et à l’emplacement de l’actuel parking de l’école du chemin de Liffard, ni de la ligne de tramway qui remontait la rue Règuelongue jusqu’à la place de l’Eglise . En l’espace de trente ans, Saint-Simon s’est fortement transformé. Depuis que le métro est en fonctionnement, l’accélération a été sensible. Avec les transformations successives du Plan d’Occupation des Sols (POS), les constructions, principalement des villas individuelles, mais aussi des petits ensembles, se sont multipliées. Les terrains libres se raréfient, mais les jardins et espaces verts qui entourent les maisons contribuent à donner au quartier cet aspect verdoyant qui séduit le promeneur.

Quelques entreprises, quelques maraîchers subsistent encore çà et là, mais, dans l’ensemble, derrière la façade industrielle qui borde l’avenue Eisenhower (Motorola/Freescale, Thomson CSF), Saint-Simon accueille aujourd’hui majoritairement une population qui travaille à Toulouse et dans la banlieue toulousaine, et qui est de plus en plus sensible aux difficultés de communication entre le centre urbain et la périphérie, mais aussi d’une banlieue à l’autre.


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