Visite des ballastières organisée par la DGA, le 14 octobre 2010.

vendredi 24 juin 2011

À quelques minutes de Saint-Simon, en bordure de Garonne, un site NATURA 2000.

Dommage qu’il soit exploité par la Direction Générale de l’Armement, pour son contenu militaire (des explosifs, 5000 tonnes de nitrocellulose !).

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Un projet de dépollution, une invitation par le SPPPI ( secrétariat permanent pour la prévention des pollutions industrielles, et hop j’assiste à la visite pour l’association. Car le site n’est pas accessible au public.

Dès le début du chemin, je constate une végétation très « naturelle » et de nombreuses marques de labour du sentier par des sangliers.

Un encadrant de la DGA m’indique que pour limiter le nombre de sangliers, la préfecture organise tous les ans une battue (à la dernière ils en ont tué 15).

Le temps est magnifique, la balade en pleine nature très sauvage s’avère merveilleuse.

Profondeur de ces plans d’eau : maximum 2,20 mètres (dans la ballastière 1 et la 2 ; 1,60 dans la 3), capteur numérique du niveau d’eau en continu transmis par radio fréquence, mais aussi échelle visuelle.

Les ballastières 1 et 2 sont en forte relation avec la nappe phréatique et la Saudrune, et donc par forte canicule ne perdent quasiment pas d’eau. Il n’y a aucun risque d’assèchement.

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C’est tellement beau et vaste que je décide de filmer car la végétation m’apparait luxuriante. Pourtant je constate la présence de pollution ? (un bac bleu flotte prés des lentilles).

Je finis la séquence en prenant dans le ciel plusieurs palmipèdes. On continue en longeant la ballastière 2, en direction de la 1.

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Une trouée donne une vision de la 2.

On a rejoint la ballastière 1. Le responsable de la visite nous explique que celle-ci est plus polluée que les autres et par exemple qu’on y trouve des billes et balles de polystyrènes qui se trouvaient dans des caisses.

Très peu arrivent à les voir, à une dizaine de mètres. Moi, j’y arrive, et même mieux je zoome avec mon appareil photo.

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On dirait des boules de pétanques.

La DGA ne cherche même pas à les enlever, il en sort toujours en fonction de la météo qui secoue les eaux du plan d’eau. Ils reconnaissent que c’est une pollution mais nous signalent qu’elle est bien connue.

Grâce à cette visite, j’ai appris l’existence de la ballastière 0 (non indiquée sur le plan mais connue de la DGA après recherches dans les archives).

Ballastières vient du fait qu’on a prélevé sous Napoléon III des galets pour faire les ballasts des voies SNCF.

Il y a parmi le groupe de visiteurs des personnes qui connaissent des détails de cette l’histoire : l’un d’eux cite ses grands parents qui auraient vu en 1922 de nombreux obus français et allemands jetés dans cette ballastière et il s’inquiète de cette pollution et du risque d’explosion.

Depuis 2007, une vingtaine d’analyses et de forages auraient été réalisés dont 6 les 3 derniers mois de 2010, et nous ne disposons pas encore des résultats.

Le rapport d’analyse de ces forages, actuellement en attente, sera remis au SPPPI.

A suivre de près donc !

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Construction en béton et ferraille, je crois que c’est l’écluse principale pour vider les ballastières vers la Garonne, mais elle ne me semble pas en état de bon fonctionnement.

Le long de la ballastière1, nous longeons à notre droite la rivière la Saudrune.

Le site est labellisé Natura 2000,

Parmi les visiteurs, Elisabeth Belaubre élue municipale, a rappelé cette particularité dans un article relatant cette visite).

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Enfin la ballastière4. Là encore, "dame nature" est éblouissante.

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Même s’il faudra attendre la dépollution pour en profiter.

Court reportage sur FR3 19/20 du 14 octobre 2010. (taper ballastières dans le moteur de recherche)

L’association en relation avec le SPPPI surveillera le devenir de ce site quand il sera dépollué, avec l’idée de défendre son statut actuel NATURA 2000 .

Bruno Druille


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